| L'auteur | La course | |||
| Kikoureur : Papy
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| 3 jours de raid aventures avec des ados.. | ||||



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Ecrit le "17 Jul 2007"...
3 jours de raid aventures avec des ados...(II)
>Les résultats de la journée arrivent, je sens les
>garçons trépignant d'impatience mais tente de
>leur expliquer qu'il n'y a pas le feu...
>Jean Christophe n'y tient plus et...
>A suivre...
Avant de vous décrire Jean Christophe "le retour", des Zanimosss m'ont rappelé un détail lors de la monte des tentes.
En effet, j'ai gentiment chambré Charlotte, une charmante leader d'équipe, lorsqu'elle lança en l'air sa tente 2" de chez Quechua... En effet les images du Troll au trail Mercantour (http://lewebdupapy.free.fr/200506-mercantour/photos%20mercantour/index.html) ainsi que celles d'estivants en Corse l'an dernier s'escrimant comme des "malades" pour plier leur tente m'a permis d'espérer rire un peu à ses dépends.
Effectivement, j'ai bien ri, mais à mes dépends, tout en admiration sur la technique de la demoiselle. C'est une pro de la 2" (3" et 4" itou parait il) et Quechua devrait faire un spot publicitaire avec elle... Elle a plié les différentes tentes avec une maestria extraordinaire !
Mais revenons à Jean Christophe qui a été voir le classement et qui revient.. Tout penaud...
En effet, mes "vedettes" qui me parlaient victoire, dimanche, se retrouve 14ème sur 22 équipes au départ. Bien loin, bien trop loin des premiers pour espérer une quelconque victoire. L'orgueil en prend un sacré coup.
Je tiens à signaler que dans l'équipe de tête, les "Cumariots" (de Cumières, le village proche d'Epernay en Champagne ou nous nous situons à ce moment là) il y a un gamin de 11 ans, Henri, qui, vous le verrez plus tard, est un sacré "dur à cuire" ! Le reste de l'équipe est formé de garçon de 13 et 15 ans, plus jeunes que les miens, mais surement plus coriaces !
Leur intervenant est le père d'Henri, Olivier Plateaux, avec qui je faisais des Défis Verts dès 1994 et qui, avec les "durs de Cumières", fit l'ironman d'Embrun plusieurs fois...
Les autres équipes de têtes sont équivalentes à la mienne, peut être physiquement plus fort sauf que l'expérience en raid de l'intervenant est moindre... Normal, ils n'ont pas 30 ans !!! :-))))
Je sens que l'ambiance est lourde et que la déception est difficile à avaler. C'est qu'ils n'ont pas l'habitude, non plus, d'être, comme moi, souvent dépassé par les filles ! Là, plusieurs équipes exclusivements féminines sont devant eux !
Le raid continue quand même avec la CO de nuit sur les hauteurs de Cumières. Les leaders posent leur jocker, normal, ils sont dans leur jardin !
Nous étudions la carte et je teste l'envie des garçons.
Ils veulent tous "s'arracher" pour tenter de rentrer dans les 10 premiers.
Nous échangeons sur la stratégie...

Les Vignes de la CO de Cumières
Je leur explique que cela va être "dur", qu'il ne faudra pas lambiner en route et rester solidaire avec le plus faible. Je note qu'ils sont habillés un peu trop "chaudement" car il fait froid, que nous avons le ventre plein (mais moins que les autres), et que la fatigue montre ses premiers signes.
Nous avons les cartes et j'explique les premières balises lorsque Jean Christophe emet l'idée de partir en sens inverse de l'ordre des balises, au vu des autres stratégies mises en place. C'est bien vu car, de plus, cela nous permettra de nous échauffer sur le plat avant d'attaquer les vignes, la 1 étant déjà dans les coteaux alors que la 10 est proche de la Marne.
Nous sommes sur la ligne de départ et Olive (le leader des Cumariots) me demande dans quel sens je pars. Il est d'accord avec nous... Bref échange avec mes garçons, nous allons tenter de ne pas perdre de vue cette équipe.
J'indiquerais que les balises de la CO de nuit sont expliquées de mémoire avec mon neurone fripé. Je n'ai pas la carte, rendu à l'organisateur à la fin de la CO.
Avant le départ je situe la balise 10 (Tennis) et la balise 9 (coin du cimetière) à mes gaillards. Ils visualisent...
Puis leur montre les courbes de niveaux pour leur faire comprendre que de la balise 8 à la 6, il ne faudra pas lambiner, mais, SURTOUT, il faudra MARCHER (et non courir) le plus vite possible car c'est à ce moment là que la différence devrait se faire.
Je ne crois pas qu'ils visualisent vraiment l'effort qui les attend, nous verrons bien...
Pan, c'est parti...
Nous sommes une bonne vingtaine à avoir pris l'option "à l'envers" et tout de suite les Cumariots prennent la tête du groupe. Je ralentis mes garçons commence à douter que les autochtones aillent jusqu'au bout à cette vitesse.
100 mêtres, nous sommes toujours englués dans le peloton et je freine l'équipe...
200 mêtres, cela se dégage...
300 mêtres, il n'y a plus que les Cumariots devant !
Portail à gauche nous arrivons au Tennis. Nous voyons la balise et je demande à l'équipe de continuer jusqu'au cimetière pendant que je pointe derrière Olive.
Arrivé devant le cimetière je montre la carte, leur demande de faire le tour à gauche pendant que je vais à droite. Le premier qui trouve la balise hèle les autres.
J'aperçois les encadrants qui tirent leurs troupes, venant surement de la balise 1 et nous cheminons ensemble.
Il y a encore beaucoup de monde et c'est moi qui voit et pointe la balise.
Je demande à mes gars d'arréter de chercher et de monter jusqu'à la maisonnette du 8... C'est le début des difficultées pour tout le monde. La cote fait son office et, hors les Cumariots, tout le monde accuse le coup. J'harangue les troupes leur rappelant leurs propos et ils se relancent. Même l'équipe d'Alex Gadret (le cousin de John, cycliste chez AG2R sur le tour de France) marque le pas, pourtant ces footeux ont de la caisse. Je rejoins mes gaillard peu avant la maisonnette du 8 et leur montre ou aller me montrer la 7 au "carrefour de chemin" suivant, le temps que je pointe.
Je me trompe de chemin et tourne trop tot sous la maisonnette. Je mets du temps à m'en rendre compte et tourne. Une fois cela compris, je prend l'intervigne pour monter au chemin du dessus. J'arrive sur le bout du chemin, centre du point... Rien !!!
Nous sommes plusieurs à tourner et je commence à m'impatienter car les garçons m'attendent à la 7. Je grimpe de nouveau l'intervigne, prend à gauche, vois un point remarquable, me resitue sur la carte. Je suis donc bien au BON endroit.
Pas de balise 8 ! Je vois tourner les équipes dans les vignes, mais les organisateurs ont bien précisé que nous n'avions pas à y aller !!!
Après plusieurs minutes, inquiets pour les gamins, je décide de lever le camp et... Tombe sur la balise 8 qui était au milieu du chemin, au lieu du "bout" du chemin.
Je rameute tous ceux qui sont passé devant sans la voir, pointe et file vers la 7.
Serais je passé à coté comme les autres si j'avais pris le bon chemin, je ne sais pas, mais dans tout les cas, le retard pris dans le pointage m'a empéché de rejoindre mes gaillards qui doivent se demander, s'ils sont seuls, pourquoi je les ai abandonné.
J'arrive sur la 7 et voit personne !!!
Ouille !!! Je corne et entends que les gamins sont au sommet. Je leur demande de ne pas bouger, vais poinçonner la balise et continue la grimpette sur la 6.
Je suis très mécontent des consignes non suivis mais en fait, tout tranquillement avec les Cumariots, ils sont en train de discuter à coté de la 6. Jérémy m'explique qu'ils ont préféré faire confiance à la connaissance du terrain des autochtones plutôt qu'à la leur.
Nous visionnons la carte et après la 6, c'est le début de la cavalcade.
Nous avons fait le trou et les Cumariots ne sont pas loin devant.
Nous devons conserver cette avance pour ne pas que notre recherche de balise ne dirige tous nos poursuivants. En effet, le classique des raids Aventures est, pour ceux qui sont devant, de lacher "physiquement" les suivants pour ne pas leur indiquer les balises (même si lorsque l'on se rencontre, on se les indique...)
Mais nous, nous avons le même souci avec nos prédécesseurs.
Ils ont une meilleure connaissance des lieux, mais, EN PLUS, par de simple mnémotechnique, dès la vision d'une balise, les gamins filent à la suivante.
En effet, "vigne du grand père", "sablière" sont des mots qui "parlent" aux Cumariots, alors que je suis obligé de montrer la carte à mes coéquipiers.
Nous tentons vaille que vaille de ne pas perdre ses fusées indicatrices, même si le pauvre Flavien donne des signes évidents de fatigue. Jérémy l'aide de son mieux pendant que Jean Christophe fait le lien. Nous ne sommes plus que 2 sur la carte. Balise 5, balise 4 sont faites avec de plus en plus de difficultées, malgré que nous amorcions la descente. La 3 signeras l'explosion du groupe et nous voyons les loupiotes des Cumariots s'échapper, au grand Dam du Capitaine qualifiant les qualités du P'tit Henri de "Monstrueuses" !!!
Pour la balise 2 il y a possibilité de repos à un carrefour pour Jérémy et Flavien, nous monterons faire un aller/retour avec Jean Christophe pour la pointer...
Nous continuons notre descente, le repos a fait du bien au capitaine, tellement que nous avons failli louper la 1 !
Pointage puis redémarrage. Les garçons reprennent des couleurs dans le village, ils sentent l'arrivée proche et la possibilité de faire, enfin, une place correcte et c'est donc "au sprint" que Capitaine Coin Coin ramène la carte.
Les Cumariots sont, bien entendu, déjà là et nous les félicitons chaudement. Ils nous ont donnés une leçon que mes gaillards, je l'espère, n'oublieront pas demain.
Nous avons l'impression d'être second, c'est bien pour le moral des garçons.
Nous sommes quand même liquéfié car nous avons été au bout (même moi !).
Je dégouline de partout.
J'aperçois le traceur et lui explique le souci de la 8 qui se trouvait "au milieu" du chemin et non "en bout" comme indiqué sur la carte. Malheureusement, il prend cela comme une agression et non comme une indication, il réagira vertement. Peut être un manque de lucidité de ma part, la fatigue, la sueur dégoulinante ont fait que mes remarques n'étaient pas opportunes...
Dommage, le peu de CO faites, lorsqu'un souci arrive comme cela, j'explique au traceur qui rectifie voire annule lorsque la balise manque à trop d'équipe. Il me souvient de grandes discussions avec Janot Lapin(Raid28) et L'Pockemonito(Trail' Orientation des pélerins) se renvoyant la balle sur la position exacte de telles ou telles balises et agissant en cas de souci !
Nous rentrons rapidement au campement, n'attendant pas les troisièmes, une nouvelle douche obligatoire nous y attend ! :-)))))
Après cette épreuve, je vous assure que nous avons bien bien dormi !!!
Le lendemain les organisateurs sont venus nous demander si nous avions vraiment fait tout le parcours, au vu des différences avec les autres équipes. Il aurait suffit de voir mes gars à l'arrivée pour se rendre compte qu'ils n'avaient JAMAIS été aussi loin en endurance et résistance. Pour les Cumariots, leur étonnante fraicheur aurait pu créer un doute. Mais nous en sommes témoins, et notre capitaine le premier, ils sont monstrueux et largement au dessus de toutes les équipes présentes !!!
Pour l'anecdote, Olivier, leur leader, m'expliqua sa grande surprise de voir ses gamins aussi bons. En effet, cela fait 3 semaines qu'il les entraine et à chaque fois, il a du les "trainer", me prenant le cas de celui qui est toujours devant dont il se demandait, après les entrainements, s'il arriverait à finir la journée.
Il avait oublié, c'est étonnant pour lui, que la légende des Cumariots n'était pas vaine...
***La légende, qui est une réalité validée à chaque course, veut qu'un Cumariot ne se rende JAMAIS. Ceux sont des guerriers, des garçons qui là ou tout le monde aurait abandonné depuis longtemps, continuent vaille que vaille, peu importe les conséquences résultantes. Le Castor Junior en a rencontré un au Ulis qui fait second... Mais qui fut blessé des mois durant après... L'abandon raisonné n'existe pas en terre Cumariote... C'est pourquoi dans des raids, ils ont toujours fait grosse impression, même si leurs avancées manquent parfois de finesse !!!
:-)))))
La nuit en terre Cumariote fut bonne, le lever, frais, une nouvelle journée d'épreuve arrive !!!
A bientôt !
A Dopu...
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L'Papy Ming_kirécupère_après_son_WE_dur...(Vélo/CAP)
France
"©Il n'y a qu'une vérité, mais chacun a la sienne !"
"Ces écrits n'engagent que moi et ma personne... Ce n'est l'expression
d'aucun club, association ou autre groupement de personnes !"
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Ecrit le "18 Jul 2007"...
3 jours de raid aventures avec des ados...(III)
.../...
Enseigne Hautvillers
Les équipes partent et nous ne sommes toujours pas appelés. Un doute m'assaille et je vais voir les starters...
Ceux ci me montrent leurs papiers et nous voilà 4ème !!!
La courte joie fait rapidement place à des grognements des garçons, ils ont compris qu'il faudra partir plus vite.
Je tente de les calmer car une réussite comme la veille n'est pas toujours possible. Nous verrons bien...
Notre tour arrive, prise de la carte en main puis visionnage des photos.
Nous nous situons sur la carte et décision est prise de courir, doucement, jusqu'au prochain carrefour.
Arrivé là, je préconise de prendre le tour d village à l'envers, mais je suis tout seul.
Les garçons veulent descendre ! C'est donc parti pour un tour !!!
Nous attrapons la balise 1 puis... La 4, il y aura donc la 2 et la 3 à trouver !
Nous continuons un peu au "petit bonheur la chance" jusqu'a ce que
Jean Christophe demande une indication à l'office du tourisme.
Toutes les photos-balises se situent sur le "périphérique" lui a dit la jeune fille présente.
Nous continuons notre recherche et les garçons sont performants.
Malheureusement nous coinçons sur la 10 lorsque nous reprenons notre tour.
En fait de périphérique la jeune fille ne savait pas qu'au moins une était dans la rue principale ce qui nous causa un souci de repositionnement. Flavien nous suggère de descendre plus bas dans le village, nous suivons et nous trouverons le cadran solaire attendu. La balise 3 suivra en remontant (nous venions d'y passer devant sans la voir) et au regard de la carte les garçons m'indiquent qu'ils pensent que la dernière balise est sur la route de l'atelier suivant. J'opine d'autant plus que Jérémy m'indique une publicité de notre balise photo nous dirigeant vers la même rue...
Nous n'avons pas été formidable mais la fin est correct, capitaine Coin Coin nous gratifiant d'un dernier sprint pour gagner 1'... Même si je persiste à lui indiquer que cela ne sert pas à grand chose au vu des 3 jours, il aime finir comme cela... Qu'il soit comme cela en fin de journée, c'est tout ce que je lui souhaite !
Arrivé au pointage, dans une belle cohue, je tente de demander au GO (Gentil Organisateur), l'exacte règle du jeu (Faut il suivre un linéaire ou pouvons nous tracer notre propre route ?) et s'il nous est possible de mettre un jocker sur le parcours suivant ? Je pose 3 fois les questions, sans réponse de l'intéressé car il est un peu dépassé par les arrivées. Je vois nos poursuivants finir leur parcours et nous toujours pas parti. Je repose les questions une 4ème fois, le GO ne me comprend qu'à moitié mais me répond "ne restez pas là, le chronomètre ne s'arrète pas, c'est déjà une règle !!!"
Voyant que les équipes arrivent l'une après l'autre et que le GO est toujours occupé, je remet à plus tard mes demandes, et pour le jocker il y a une pause sandwich sur le parcours !
Etude de la carte et définition de la stratégie...
Au vu du long parcours, des postes optionnels et de l'état de fraicheur des troupes il est décidé que l'essentiel de l'équipe restera sur le parcours central et un voltigeur ira poinçonner les cartes... Mouaifff, de toute manière, même si je ne voltige pas à chaque coup, je serais bien obligé de suivre de loin... :-( J'ai comme l'impression de m'être fait avoir mais accepte la sentence.
Nous filons rapidement... Ou plutôt, nous partons assez rapidement, car mes garçons ont le contre coup du sprint relativement inutile du final précédent. Nous montons jusqu'au carrefour de la balise 1 (notez bien) et je file pointer la balise optionnelle B. Les obligatoires sont des chiffres, les optionnelles sont des lettres et comme avant, j'écris cela de mémoire, mes excuses pour les traceurs si une erreur apparait dans mon discours.
Balise B faites, je montre la carte au gars et leur demande si nous faisons la A ?
Ils acquiècent et nous voilà parti en sens inverse. Nous empruntons un chemin de traverse,
faisons la A et filons droit dans la pente et le bois faire la C...
Nous sortons sur le chemin principal sous l'air ahuri des autres concurrents et filons sous la nationale 51 pour remonter vers le Royal Champagne de Champillon. Sitot passé le pont nous voyons une balise obigatoire. Nous la poinçonnons et j'aperçois le chiffre 2... Je questionne les garçons sur la balise 1 et aucun ne m'apporte de réponse. Je me renseigne auprès des autres équipes qui m'apprenne qu'il nous faut suivre le linéaire marqué sur la carte et que des balises s'y trouvent. La première est... Au carrefour ou les garçons m'ont attendu !!!
J'ai une grosse colère qui me monte car je me rend compte que pour cet atelier, les garçons ont décidé de ne "rien faire"... Si c'est pour me faire courir, je veux bien, mais s'il ne sont même pas attentif au déroulement de la course, ni concentré sur leur évolution, ce n'est plus la peine. Pour faire un raid tout seul, je n'ai pas besoin d'eux.
Les garçons, d'habitude très volubile regardent tous leur bout de chaussure. J'ai bien envie de les renvoyer aller chercher cette balise, mais j'ai "pitié" (c'est un bien grand mot mais je n'ai pas trouvé mieux) leur indique de monter jusqu'au restaurant et me tape le kilomètre retour pour monter à la balise 1.
Sitôt sur site, je me demande comment ils n'ont pu apercevoir cette balise, surtout avec les équipes qu'ils avaient autour et qui poinçonnaient à tour de bras. Ils n'étaient vraiment plus dans la course depuis la fin de l'atelier précédent. Je repars et fait 1,5km avant de les rattrapper. Nouvelle mise au point ou je ne leur demande pas d'être au top sur chaque balise, mais au moins d'avoir les sens en éveil pour ne pas louper l'une d'elle de nouveau.
Je ne veux plus m'occuper des balises obligatoires rouges sur le linéaire ! Tant pis pour le classement...
Nous passons le controle de Champillon puis direction la malmaison... Enfin, presque, Jean Christophe me signale que nous sommes en train de tourner alors que sur la carte c'est tout droit. Ouf, ils sont de nouveau rentré dans la course car moi, j'en sortais.

Poste de controle de Champillon
Nous reprenons un rythme lent mais continue jusqu'au chateau d'eau ou c'est Jérémy qui verra la balise 3
(Balise que n'ont pas vu les Cumariots, devant, ni les playmobil d'Alex Gadret, derrière).
Nous rentrons dans la forêt et nous commençons un parcours gadouilleux, bientôt en compagnie
des JSP (Jeunes Sapeurs Pompiers), equipe n°2.
Nous faisons l'accordéon avec eux, tantôt loin, tantôt près. Régulièrement nous sommes obligés
de faire un point sur la carte car notre avancée n'est pas sereine.
Nous voyons la balise 4 et faisons, pour la dernière fois, l'erreur de ne pas faire ce qui parait évident... Nous y reviendrons plus tard.
En effet, cette balise est au début d'un chemin, mais après réflexion de l'équipe, nous décidons de ne pas prendre celui ci et de continuer. Les garçons ne demandent pas la boussole, tant pis je suis... De plus les JSP2 sont d'accords, nous continuons...
Au carrefour suivant une cloture m'inquiète et je demande aux garçons ou ils pensent se situer ? J'ai l'impression de me retrouver dans le village gaulois d'Asterix tellement les avis divergent et la cacophonie est importante.
Seul Jérémy semble un peu sur la réserve.
Les JSP2 nous rejoignent et nous tombons d'accord sur un point...
Nous ne savons pas exactement ou nous sommes !!!
Après avoir fétés nos avis convergent nous tentons de rassembler nos idées cohérentes.
Je craque et réclame la boussole à Jean Christophe, la place sur la carte et demande au garçon où nous allons.
Décision est prise de remonter Nord-Nord-Est et nous relançons la machine...
Nous passons un croisement de chemin, me retourne et... M*rd*, qu'arrive t il à Jérémy ? Il m'étonnerait que la compagnie des charmante JSP2 féminines l'importe à ce point aujourd'hui ? Et pourtant il reste à leur niveau au grand étonnement de ses camarades. Je m'approche de lui et me rend compte qu'il fait une crise d'asthme. Je porte tout de suite la main à ma poche ou j'ai toujours de la Ventoline (Je suis asthmatique itou) et... Catastrophe, elle n'est pas là !!! En voulant bien refaire mon sac, je l'ai mis avec mes médicaments homéopathiques et je l'ai oublié ce matin... 30" de panique car je m'en veux terriblement. Je suis en pleine forêt, Jérémy fait une crise d'asthme, et je suis défaillant ! De plus il m'est déjà arrivé cela et j'avoue que les souvenirs de cet entrainement en forêt avec respiration cahotique me sont assez pénibles.
Je demande à Jérémy de souffler comme s'il soufflait dans une paille (exercice à faire par des asthmatiques lors de séance de jogging curatives par le labo de recherche de Bruxelles)
Je le soutiens mais me sens inutile...
Je ne savais pas que l'équipe 2 était des JSP, mais je demande à l'encadrant de l'équipe de s'occuper de Jérémy pendant que je cours jusqu'au point sandwich chercher du secours.
Je lui demande de bien rester sur ce chemin jusqu'à une route goudronnée marquée sur la carte. En effet nous sommes à un ou deux chemins parallèles près dans la bonne direction de la boussole, nous arriverons obligatoirement sur ce point remarquable.
Je file avec notre carte et arrive effectivement un chemin trop à l'Est du point sandwich et
je file prévenir les organisateurs pour obtenir le camion "tente" ou nos "produits" pour l'asthme sont.
Des coups de téléphones sont données, il m'est indiqué qu'ils vont tenter de faire venir le camion,
tout cela sous l'oeil soupçonneux du GO chronomètreur (le Hand balleur), n'appréciant pas me voir seul.
Je retourne en arrière et corne mes équipiers. J'entend des réponses et les aperçois au loin dans la forêt.
L'encadrant JSP toujours auprès de Jérémy. J'indique la pause sandwich et les jeunes filles
accélèrent leur cadence entrainant les gaillards derrière.
Nous arriverons quelques temps plus tard avec l'encadrant et Jérémy, un peu à bout de souffle.
Je vois venir Francis Paupinet, l'organisateur coté Sparnacien de la course (coté rémois c'est Laeticia Mareigner), qui prend Jérémy avec lui pour l'emporter. Il me demande si l'hopital est nécessaire, mais lui indique que juste une prise de son produit devrait suffire. Il repart rapidement avec le gaillard.
Entre temps l'encadrant des JSP, que je remercie chaleureusement, est venu nous signaler que
le chronométreur nous avait mis 1' derrière eux et qu'il se proposait d'aller protester.
Le remerciant de nouveau, je lui indiquais qu'à la fin de la journée ce ne sera pas 1' de plus ou de moins qui changeront quelque chose, d'autant plus qu'avec le temps perdu dans notre mauvais positionnement puis la marche obligé du groupe du à l'asthme de Jérémy, c'est plutôt son groupe qui avait souffert du retard que nous avons accumulé.
Je finissais à peine ma phrase que nous apercevons le déboulé des équipes Playmobil 26 et Cumariote 27. En "nage", CAD dégoulinant de sueur, assez exténué, je ne comprends pas leur retard, étant donné qu'ils étaient loin devant lors de notre loupé de balise 1 ! Ils avaient loupés la balise du Chateau d'eau.
Encore une surprise des raids C.O. ou si nous n'avons pas de tête il faut des jambes !
Je n'ai pas encore écrit sur l'équipe 22 de la "ferme de l'hopital", centre social et culturel d'Epernay. Discret dans la course, un peu moins hors, ils avancent quand même très vite et en orientation leur intervenant, Vincent, se débrouille très très bien. D'autant plus qu'après un départ canon, le physique ne suivant pas, ils sont obligés de bien se diriger pour être au top.
D'ailleurs, AMHA, a cette heure, c'est son équipe qui est en tête sur cette épreuve, car malgré son genou douloureux, il est l'un des premiers à la pause sandwich, assez loin devant nous. Il nous explique que lui aussi a été assez loin, encore plus à l'Est que nous, se permettant d'apercevoir la balise F qui la repositionné sur la carte.
La pause sandwich se terminant, Vincent et ses boys repartent et je vois arriver Jérémy tout sourire. Son "Bricanyl" a fait de l'effet et son optimisme est revenu. Il veut en découdre pour rattrapper le temps perdu. Merci à Francis pour la rapidité de son intervention.
J'échange avec Laeticia Mareigner et le GO d'arrivée d'Hautvillers (Philippe Tassin il me semble) sur la possibilité du jocker sur cette épreuve. Après nous avoir répondu par l'affirmative, Laeticia se rétracte réfléchissant aux possibles conséquences d'une réclamation. Le pauvre GO d'arrivée s'excuse tout penaud, mais comme écrit plus haut, il a fait ce qu'il a pu devant les arrivées consécutives. Cela m'a quand même permis de le chambrer celui ci ne s'en était pas privé la veille au tir à l'arc ! :-)))))))))))
Les JSP2 sont prêt à partir, le sourire est là, le repos a fait son effet.
Ils foncent sur la D et oublie, me semble t il la 5...
Le GO chronométreur nous lance et je file faire la D car c'est un aller/retour.
Les Garçons font la 5 et je prend de l'avance pour faire la E. Je m'enfonce dans le chemin vu sur la carte mais je dois me rendre à l'évidence au bout de quelques minutes qu'il ne mène à rien. Hormis un biche élégamment allongée, qui ne bronchera pas à mon arrivée, je ne vois que des ronces barrant ma route.
Je reviens parlementer avec Flavien et Jérémy.
Il m'indique que Jean Christophe est parti visualiser la F et qu'ils pensent que la E n'est pas dans ce chemin,
mais dans un autre qu'ils me montrent.
Vouiméééé, sur la carte le chemin du E est avant le chemin du F, alors que celui indiqué par les garcons est... APRES !
Je file rattraper Jean Christophe qui me montre ou est la balise F et je remonte discuter avec mes gaillards tout en indiquant aux équipes trop pressées la balise 5 qu'ils ont oubliés en partant !
:-)
Je vais revenir à la réflexion sur "l'erreur de ne pas faire ce qui parait évident..."
Cela nous a couté plusieurs points dans certains ateliers, mais l'exemple le plus flagrant fut la balise 4 qui comme la 3 était positionné pour indiquer le chemin à suivre.
Là, l'évidence est bien le beau chemin que me montre les gamins, même si sur la carte il n'est pas positionné à la bonne place (F est normalement après E et non le contraire...)
A partir de la, je ne chercherais plus à proposer de chemins "scabreux" ou de raccourcis potentiel imaginé par le traceur car la population adressée n'est pas une spécialiste. Il m'a fallu du temps pour comprendre, mais je crois y être arrivé... :-))))
Les avis des garçons prendront donc encore plus de poids.
A partir de là ma mémoire se brouille un petit peu, mais nous faisons la E puis les garçons reviennent en arrière ??? Je leur demande pourquoi, retourne la carte et nous partons dans le bon sens !
Nous suivrons le GR14, les garçons sur les dents pour attraper les balises obligatoires et Jean Christophe et moi en voltigeur sur les balises optionnelles.
Je n'ai pas de souvenir des balises que je n'ai pas faites, en particulier les 6, 7, 8 et 9 mais la G n'a pas causé de gros soucis. La H ou la I par contre fut comique. Je ne sais exactement laquelle des 2 c'était, mais sa position était après la zone rubalisé à traverser.
A ce moment là nous recroisons les JSP2.
L'encadrant fait le lien entre ses 2 jeunes coéquipières prenant de l'avance sur le linéaire et son voltigeur parti pointer cette fameuse balise. Je regarde sa carte et lui indique qu'AMHA(**) ses JSP filles sont dans l'erreur. Comme la partie "rubalise" du parcours n'est pas loin, elle me permet d'insister pour qu'il rappelle ses coéquipières, pendant que nous rejoignons son voltigeur.
Dans le parcours balisé par les rubalises nous rencontrons à contre sens le truculent Hisham qui nous explique doctement que la balise a été arrachée et qu'il n'y a plus de rubalise indiquant le chemin. Son coéquipier opine du chef...
Nous continuons prudemment et trouvons les rubalises suivantes, un des garçons retourne le prévenir de sa méprise.
Nous arrivons sur zone, ou plutôt sur ce que nous croyons être la zone.
Nous partons à 2 chercher la balise et rencontrons le voltigeur JSP2 bientôt rejoint
par son encadrant qui a ramené ses ouailles féminines.
Rien, nous ne trouvons rien et en fonction du chapitre "Erreur de ne pas faire ce qui parait évident" nous devons être à coté de la plaque. C'est Jérémy qui nous alerte comme quoi nous sommes effectivement à coté de la plaque. Les Cumariots sont passés en trombe lui indiquant que ce n'était pas là. Jérémy nous montre que nous sommes à un chemin d'écart de la balise qui nous apparait dorénavant facile, "évidemment"...
Les 22, même s'ils ne courent plus, doivent être toujours devant, comme les Cumariots 27, par contre, aucune nouvelle des 26, les Playmobils. Nous sommes moyennement performants dans la recherche de balise, mais le contact des autres équipes égait certains passages difficiles pour cause de boue importante.
Nous arrivons à l'intersection sur la route de Germaine à Saint Imoges, une pause est prise,
le temps reste clément, la pluie tombe pas loin mais pas encore sur nous.

La route de Germaine
Le GR14 est toujours suivi et nous arrivons à la balise J.
Nous y croisons les 22 et 27... Vincent, l'encadrant des 22, apparait de plus en plus atteint. Il a même une douleur qui manque de peu de le faire chuter lorsque nous arrivons. Il est évident qu'il souffre beaucoup, mais au courage il continue. Deux de ces gars sont partis en direction de la balise tandis qu'il tente de se "soigner" en discutant avec les Cumariots.
L'Etude de la carte nous permet de voir qu'un voltigeur peut prendre la balise J puis rejoindre ses camarades qui cherchent les balises obligatoires tout en poursuivant sur la K... Un état des lieux des ressources montre que Flavien est out et qu'il ne tient qu'à l'énergie. Jérémy, après un coup de moins bien, revient, mais ne se sent pas apte à y aller. Jean Christophe se sent fort, mais l'excitation de la course lui fait perdre les consignes et comme le voltigeur aura 1,5kms à faire...
Je m'y colle en m'appuyant sur Jérémy qui parait le plus lucide pour répéter les consignes.
Je pars avec 100 mêtres de retard sur les pointeurs de la 22 et de la 27 ensemble devant moi.
La balise est bien à sa place, je trace suivant les consignes. J'arrive au point de rencontre, corne, entend la réponse des Mia (J'ai oublié de vous signaler que notre équipe s'appelle les "Mia Fifty One) file sur la K et récupère tout le monde pour un topo.
Jérémy récupère la carte et nous le suivons... Nous tombons sur la Balise L par hasard car sur la carte elle nous apparaissait plus enfoncée dans la forêt, puis sur la 10. La suite du parcours a trouver est une grande descente à droite sur Germaine, mais nous trouvons la distance longue. Seul le rappel du théorème "l'erreur de ne pas faire ce qui parait évident" me permet de répéter au gaillards qu'il nous faut un large chemin bien "évident".
Effectivement celui ci apparait et nous assistons au festival Jérémy... Le garçon sentant l'écurie proche, carte en main prend un peu d'avance, tandis que Flavien flanche. Je montre à Jean Christophe, volontaire, comment aider un camarade en difficulté en lui expliquant ou mettre la main pour le pousser. Cela m'étant interdit, je crois que c'est le moment que les garçons apprennent ces techniques. Je reste à coté pour rythmer la descente du capitaine.
Elle sera héroïque... Pas une plainte, mais des yeux dans le vague. Marche 10m, course 30m marqueront son évolution.
Dans Germaine Jérémy file à gauche pour les 1,8kms finals. Je l'interpelle car sinon, euphorique, il va terminer seul avec 5' d'avance sur nous ! De plus c'est lui qui a la carte, nous n'aimerions pas le perdre de vue. Nous quittons le goudron, Jérémy est toujours devant, mais des virages peu prononcés le font douter de sa trajectoire. Nous nous arrèterons à l'entrée du chemin domaniale, à la barrière, proche d'un gros carrefour. Un débat nous pousse quand même à continuer par là, même si le linéaire cache les virages apparaissant.
Je sens un découragement car l'arrivée semble être repoussé à chaque nouvel horizon. Une nouvelle montée (qui s'apparente pour nous au col... d'Avize ?) fait douter l'équipage. je pars devant, prend de l'avance pour espérer voir apparaitre de loin les camions salvateurs de l'organisation. Ouf ! Il me semble qu'après le second virage c'est eux. Je reviens en arrière, leur donne mon espérance et sous l'idée de Jean Christophe, nous finissons mains dans la main ce que nous croyions être l'arrivée du dernier atelier de la journée...
A suivre...
(*) A l'attention des organisateurs.
Comme vous l'aviez évoqué, pour réaliser des ateliers ou le potentiel des jeunes s'exprimerait,
une CO photo du type de celle d'Hautvillers peut facilement être faites juste par les jeunes,
les intervenants étant placés aux carrefour stratégiques pour empécher la sortie de ville.
Faisable à Hautvillers mais aussi à Germaine, St Imoges, voir Mutigny
si la première nuit ne se passe pas à Cumières. Pour que tout le monde participe pendant la période horaire,
il faut que le nombre de balise à trouver soit très supérieur à la potentialité d'en avoir.
(p.e. mettre 1 h pour un nombre de balise qu'un adulte entrainé mettrait 1h30'/2h à avoir).
Cela permettrait à toutes les équipes de commencer et finir en même temps,
hors décalage de départ de quelques minutes...
(**)AMHA = A Mon Humble Avis...
A Dopu...
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L'Papy Ming
France
"©Il n'y a qu'une vérité, mais chacun a la sienne !"
"Ces écrits n'engagent que moi et ma personne... Ce n'est l'expression
d'aucun club, association ou autre groupement de personnes !"
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Ecrit le "19 Juillet 2007"...
3 jours de raid aventures avec des ados...(IV)

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nous nous rendons compte 

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