Récit de la course : La Course du Sanglier 2008, par gdraid
Kikoureur : gdraid
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Course : La Course du Sanglier
Date : 8/5/2008
Lieu : Cerny (Essonne)
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Ce récit a été lu par
70 visiteur(s) ! Distance : 21.5 kms Matos : Objectifs : Pas d'objectif |
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Mercredi 7 mai, veille de la course, Maxence mon petit fils de 14 ans, me dit sa crainte, d'aller demain jeudi avec son père, à la Foire de Paris.
Il me demande de le garder jusqu'au jeudi soir.
Je lui réponds que j'ai promis de participer ce jeudi 8 mai, à la course de 21,5km du Sanglier à Cerny.
Je lui propose de me suivre sur le parcours, pour découvrir ce genre de course en nature, qui l'étonne, chaque fois que j'y participe.
Son sourire en dit long sur sa joie, et son envie de participer.
Je téléphone à son père, pour obtenir l'autorisation de garder Maxence, dans de telles conditions.
Jeudi matin, nous arrivons vers 8h30 sur la course.
Bonjour aux uns, quelques mots avec d'autres, Maxence s'étonne que je connaisse tant de monde...
Je m'inscrit sur le 21,5km, mais on me refuse l'inscription pour Maxence.
Trop jeune.
Interdit au moins de 18 ans ! C'est pourtant pas du cinéma ...
Je connais parfaitement ce type de terrain, et les capacités physiques de mon "grand" petit fils, (1,65m), que j'emmène souvent en VTT ou à pieds dans le massif voisin des 3 Pignons.
Je décide de faire ma course à son rythme, en marchant et trottinant, en sa compagnie, entre 7 et 8 km/h.
Je l'équipe d'une ceinture porte-bidon de 70cl, et d'un étui souple de crème de marrons, en complément des ravitaillements en eau et sucre de la course.
Nous partons les derniers, et suivons le long ruban multicolore des coureurs, à travers les colzas jaunes d'or, et autres céréales vertes, sur le zig-zag des longs chemins de plaine, avant la forêt.
Maxence aimerait bien suivre le peloton de plus près.
Je le mets en garde souvent, d'attendre la première longue côte, pour apprécier ses possibilités d'augmenter son allure.
Après les huit premiers km, parcourus en moins d'une heure, il m'avoue qu'il ne regrette pas notre sagesse, de rester en dernière position, depuis le départ, et sans doute jusqu'à la fin. Il est heureux, tout va bien.
Il a bien bu, et manger du sucre, et même de la banane, à chaque ravitaillement.
Les 13 premiers km sont une merveilleuse ballade, avec mon petit fils.
Nous parlons de beaucoup de choses, y compris d'école...
Il semble très heureux, moi aussi.
Il découvre et démystifie, petit à petit, ce qui contribue au bonheur sportif de son grand père maternelle.
Soudain, méchante surprise, sur un chemin de plaine !
Je reconnais pour la deuxième fois, le balisage du 12ème km, peint en rouge sur le chemin. Nous poursuivons cette direction, et nous retrouvons les mêmes décors de maisons voisines, vers le 13ème km pour la deuxième fois, puis le même petit bois avant de rejoindre une même petite côte goudronnée pour la deuxième fois.
Plus haut dans cette côte, de multiples inscriptions au sol, indiquent de tourner à droite à l'aide de larges flêches courbes. Plus loin au dessus, sur le chemin de terre, une inscription RETOUR.
Pas un seul bénévole en ce lieu ?
Je comprends que nous sommes perdus et seuls, loin derrière tout le monde, et que les bénévoles à pieds, en vélo, ou en voiture, sont retournés rejoindre l'Arrivée.
Nous remontons tout droit vers l'indication RETOUR.
Nos bidons d'eau, se vident rapidement, même si nous ne faisons que trottiner à 7 km/h.
Enfin nous rencontrons, venant à notre rencontre vers le km 14 ou 15, une voiture de bénévoles.
Un VTtiste apparait également.
Je raconte notre histoire.
Un bénévole propose à Maxence le retour en voiture, mais le gamin ne veut pas me laisser seul, à 1 heure de l'Arrivée, il tient à terminer sa course.
On lui rempli son bidon d'eau, il lui reste sa crème de marron, et il repart avec moi.
Le VTtiste très gentiment nous propose de rester avec nous jusqu'au bout.
Chemin faisant je suggère au VTtiste de continuer en courant.
Il accepte de rester avec Maxence, qui ne peut désormais que marcher.
De temps en temps je me retourne et je les aperçois au loin.
Tout va bien.
Vers le 17ème km, j'aperçois en bas d'une descente à la sortie d'un bois, le parking de la course, brillant de voitures en plein soleil.
Je me retourne vers le haut du chemin, pour attendre un peu l'apparition de Maxence.
Personne.
Je décide de revenir vers lui et le VTtiste.
Je parcours 2km, en remontant le circuit durant 20mn, sans voir personne.
J'en déduis que le VTtiste à guider Maxence vers un raccourci.
Je reprends ma course dans la longue descente, à 6 km de l'Arrivée.
En contrebas j'aperçois Colimaçon seul à pieds, déguisé à l'aide d'un gilet jaune fluo de bénévole.
Je le rejoins, et il m'apprend que Maxence m'attend à proximité du stade d'Arrivée, avec le VTtiste.
Nous rejoignons les abords du stade, en coupant par les champs.
Je suis rassuré et heureux.
Nous terminerons , Maxence et moi, main dans la main, sur la dernière ligne droite du stade de Cerny, sous les acclamations de nombreux participants, et les commentaires trop élogieux à mon égard, de Pascal, l'animateur de la course.
Les responsables du Sanglier de Cerny, nous offre à chacun un superbe maillot technique du Sanglier, et à chacun, une énorme très belle coupe en consolation de cette aventure, que Maxence à trouver extraordinaire et merveilleuse.
Cette course restera finalement pour toujours, le plus beau souvenir d'aventure sportive, d'un vieux sanglier grincheux, et de son petit marcassin comblé.
JC
Commentaires
La CAP génère de tels moments de bonheur qu'on ne peut pas les laisser de côté!
Merci pour ce récit et bravo pour ta (votre) course!!!
Je te rejoins totalement : au delà des angoisses parfaitement légitimes, je suis persuadé moi aussi que cette journée restera gravée dans vos mémoires, au chapitre des très grands moments !
Malgré votre mésaventure, j'ai comme l'impression que le p'tit bonhomme est sur les traces de son grand père.
Félicitation a lui.
Gros bisous
agnès
Quelque chose me dit que Maxence sera de donner à tes côtés sur les courses :-)
A bientôt
Fabienne
Merci pour ce récit - trop court !
Et bravo au marcassin, il a de qui tenir !
Pat
je te souhaite plein de bonnes choses pour Antibes ! :-)
C'est aussi pour ça que j'aime la course à pied, le partage de ces instants magiques.
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