| L'auteur | La course | |||
| Kikoureur : Epitaphe
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| Ce récit a été lu par
225 visiteur(s) ! Distance : 21.1 kms Matos : Objectifs : Pas d'objectif |
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| Semi-Marathon des 3 pays | ||||
C’est une toute petite course qui va nous accueillir ce dimanche matin. 480 participants, moi qui ne me suis jamais inscrit à des courses de moins de 8'000 participants… Non par snobisme, mais uniquement parce que les médias parlent plus des grandes courses, et avant de devenir kikoureur et de consulter régulièrement le magnifique calendrier, j’ignorais totalement que l’offre fut si grande.
Arrivé à Bâle, première surprise, la course est sponsorisée par… Une œuvre missionnaire… Amusant de courir pour la mission, ce sera une première pour moi. Une affiche rédigée en Suisse-Allemand attire mon attention, elle montre une petite africaine qui porte un chevreau et dit : Il y a 12 millions d’Heidi en Afrique. Dans une Suisse de plus en plus attachée à ses valeur traditionnelles, qui se referme chaque jour un peu plus à l’autre (une nouvelle loi nous est proposé en votation dimanche prochain, elle propose que les naturalisations soient soumises aux urnes… Les prétendants à la nationalité suisse devraient donc faire campagne, comme les élus, à vomir…), aux étrangers, je trouve cette affiche plutôt géniale malgré son aspect missionnaire.
Cinq minutes avant le départ, nous nous alignons derrière l’arche, juste en face de l’hôtel de ville de Bâle magnifique bâtiment, sans échauffement malheureusement, nous sommes arrivés un peu tard pour changer, dommage. Le coup de feu éclate et je pars. Comme je n’arrive toujours pas à mémoriser une vitesse de course, je fixe mon rythme au petit bonheur, mon objectif (raté pour ceux qui n’auraient pas envie de lire jusqu’au bout) est de passer sous la barrière des deux heures. L’absence d’échauffement et la méconnaissance de ma vitesse de course seront, je pense, les deux erreurs à la base de mon échec.
Le premier kilomètre est passé en 4’ 47’’. Vite, beaucoup trop vite. Je ralentis un peu, ayant enfin une idée de ma vitesse. Le parcours traverse une première fois le Rhin, puis longe les immenses bâtiments de ces industries qui font la fortune de la région Rhénane, à savoir l’industrie pharmaceutique. Rapidement, nous passons une douane, les douaniers nous regardent envahir la France en souriant, sympa. Le parcours français est pas génial, zones résidentielles assez moches. Par contre, mes kilomètres passent toujours trop vite, je suis bien et ne m’en soucie qu’un minimum.
Retour devant le Rhin, et passage par la magnifique ´´passerelle des 3 pays’’, gigantesque construction aérienne qui surplombe le Rhin, destinée aux piétons et cyclistes seulement. Le parcours allemand commence par traverser un village, puis une autre passerelle qui enjambe une gare de triage, cette passerelle se nomme le Friedenbrücke, pont de la paix si je ne me trompe. Après, le parcours devient vraiment bucolique, forêt, zone de loisir aménagée avec petit ruisseau, jardins privatifs et tunnels de glycines à la clef. Les kilomètres passent juste au temps nécessaire, 5’40’’, mais mon palpitant va trop vite, encore 6 kilomètres, à 90-93% de ma FCM… Trop pour moi ça, tant pis, je ne vais pas ralentir maintenant, je tente le tout pour le tout.
Nous longeons un ruisseau, un affluent du Rhin, Avant de nous retrouver dans la ville de Bâle sans passer de douane (la Suisse se n'a pas encore intégré Schengen). Au 18ème kilomètre, j’explose. Mes poumons ne veulent plus rien savoir, ma FC tutoie les 100%, je n’ai même plus assez d’énergie pour pester contre le c.. qui n’a, une fois de plus, pas réussi à intégrer les judicieux conseils lu et donné partout. Echauffement et départ moins rapide ! Epitaphe, comprendras-tu une fois ? Je suis obligé de m’arrêter devant une fontaine providentielle et perd une précieuse minute. Dommage, j’avais encore 4 ou 5 secondes d’avance sur mon objectif.
Je repars, doucement, et termine sans trop de mal en 2h 02’ 43’’. Comme il n’y avait pas de puces et que j’ai mis un certain temps à passer la ligne de départ, je peux raisonnablement espérer… Mais je m’en fous, en parlant de raisonnable, un jour je partirai raisonnablement et passerai cette foutue barrière.
Le tee-shirt n’est pas libellé au nom du sponsor, ça m’évitera de passer pour un missionaire…
Epitaphe
Commentaires
Mais oui tu y arriveras.
PAr contre la photo est-elle de circonstance ou est-elle naturelle ?
Tout cas chacun sa mission.
Bisous
agnès
Bravo mon Epi pour ce récit du pays de Heidi !!
Bisous
Taz
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