| L'auteur | La course | |||
| Kikoureur : blob
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364 visiteur(s) ! Distance : 44 kms Matos : Objectifs : Pas d'objectif |
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L’Aubrac 2008, c’est une course non planifiée réellement. Je n’avais pas inscrit de « grand » événement ce premier semestre (je parle en kilométrage, bien sûr), et finalement, c’est la bande des lillois qui me pousse à la roue car ils ont prévu de débarquer également là-bas.
C’est donc parti pour un week-end en famille, on démarre samedi matin de Lyon avec Cathy et les filles pour arriver vers 12h30 à Nasbinals. Première reconnaissance des lieux, on traine pour repérer un resto car les filles ont faim, et mon portable sonne : c’est Martine et Badgone qui sont en train de casser la croute et qui nous ont vu passer. On les rejoint donc et on déjeune ensemble en échangeant sur les courses de demain. Martine est inscrite sur l’ultra, avec la ferme intention de monter sur le podium, et moi je suis inscrit sur le marathon, avec aucun objectif particulier …

Après le repas, on récupère le dossard et on file à Laguiole où nous avons retenu une chambre d’hôtel. Les filles trempent dans la piscine, on va faire un petit tour en ville, et c’est le retour à Nasbinals en fin d’après-midi pour faire la jonction avec le reste de la troupe. Il y a donc Yannick, Stéphane, François-régis et David qui arrivent de Lille, Nicolas qui vient également de Lyon et sa femme Catherine qui est inscrite sur la Capucine, course féminine. On se trouve une grande table pour diner, repas « coureur » pour la plupart (crudités, roti de veau, riz, dessert),

mais Cathy qui ne craint décidément rien se lance sur une truffade avec confit de canard,

et Noémie cale devant une omelette géante.

Le repas est également une bonne occasion pour se lancer quelques défits pour la course du lendemain, et on se quitte avec une bonne résolution « demain, c’est guerre totale »
Le lendemain matin, je rejoins la troupe à leur gite.

Depuis les Templiers 2007, j’ai la réputation de partir « comme une balle » au début, et comme toute réputation, ça s’entretient.

Ça démarre donc en zigzaguant dans le peloton pour bien se placer au début, et j’imprime un rythme que je sais un peu trop élevé pour la suite des événements, mais c’est pour le fun.
Je croise Gibus au passage et on échange rapidement quelques mots. Au bout d’une demi-heure, je commence à sentir que ça va être chaud. J’avale un gel et un sporténine pour éviter les crampes, mais ça m’embête un peu de devoir le faire aussi vite … Yannick a visiblement un peu de mal également, et Nicolas par contre « pète le feu » et passe son temps à mitrailler avec l’appareil photo et à faire la navette entre nous.

La descente vers Castel Vieil est un régal : un bon « single track » recouvert de feuilles, ou pour passer un concurrent il ne faut pas hésiter à sortir du chemin faire parler la poudre. J’ai encore les jambes en forme alors j’en profite de cette descente. Je m’y arrête néanmoins en passant au niveau d’un coureur qui se tient sur le côté en grimaçant et en se tenant la cheville. Il s’est visiblement fait une entorse, mais me dit que ça ira. Avant de partir, il me glisse qu’il est également kikoureur, Laulau. J’ai appris depuis qu’il a du s’arrêter là et j’en suis désolé pour lui.
Traversée du ruisseau à Castel Vieil après 1h38, on entame la montée vers la croix Vaysse. Yannick me lâche dans la montée, je ne le reverrai plus. J’arrive là-haut un peu entamé,


puis grande descente pendant 30 minutes, et c’est la montée vers Brameloup et son ravitaillement qui se fait. On finit d’ailleurs par une montée brusque le long d’une piste de ski, avant de pouvoir se poser quelques minutes.

J’arrive là haut au bout de 2h56. Je refais le plein du camel qui n’était pas vide (donc, moins de 2 litres pour l’instant), décide de me séparer de la bouteille supplémentaire de 50 cl que j’avais prévu en cas de forte consommation, un coup de crème NOK sur les pieds qui commencent à souffrir sérieusement, et c’est reparti. Pendant la pause, un autre kikoureur sans signes distinctifs, Globul, vient échanger quelques mots avec moi , ainsi que Francis31.
Après Brameloup, on attaque une autre piste de ski qui nous permet de passer la barre des 900 m D+, par contre, elle entame sérieusement les cuisses …

S’ensuit une grande et belle descente. Je m’y attaque vaillamment, rattrapant et dépassant plusieurs coureurs au passage, mais suis obligé de stopper en cours de descente, une forte douleur sur le côté des genoux me bloquant dans mon élan. Je finis plus calmement la descente, franchis le torrent en bas de cette descente sous l’objectif du photographe de PhotoGaches, puis prend le temps d’enlever les chaussures et d’essorer mes chaussettes. Les pieds souffrent beaucoup, et l’humidité constante n’arrange rien.
3h48, j’entame la montée vers Pendouliou. Je manque d’énergie et je ne suis pas le seul, car nous sommes majoritaires à marcher maintenant. Il me faut du temps pour me remettre dans la course et pour trouver l’envie de trotter dès que le chemin le permet. Une portion de bitume après 4h30 de course va m’y aider et me permettre de gagner un peu de temps. On sort maintenant des passages boisés et nous voilà dans les paysages magnifiques, genêts, troupeaux de vaches Aubrac, pâtures à perte de vue. Le terrain n’est pas contre pas évident, mottes de terres et passages humides, mais j’arrive à maintenir bon an mal an un rythme de course. On se fait une belle descente dans ce paysage, qui donne une belle vue sur la montée qui nous attend ensuite.

Un dernier cours d’eau nous attend également pour séparer descente et montée, un classique à ce stade de l’épreuve.


Arrivé en haut de cette montée infernale, j’aperçois les toits de Nasbinals.

Ça me donne l’énergie pour avancer. Je me retrouve quelques temps dans la roue d’un kikou, pèredenis qui lui aussi commence à en avoir plein les bottes.
Enfin, j’arrive sur un chemin plus large, un sol un peu sablonneux, ce qui permet des enjambées plus régulières et plus souples. Un couple qui remonte le flux des coureurs m’indique qu’il y en a pour 2 kms avant l’arrivée. Je ferai ces 2 kms en courant, me lâchant dans la descente finale pour finir comme à mon habitude en quasi-sprint en 5h50 !

Je récupère Cathy et les filles qui s’étaient posées en terrasse juste à côté de l’arrivée. Badgone vient nous rejoindre pour écluser une ou 2 bières en notre compagnie

en attendant l’arrivée de Martine qui décroche une superbe seconde place !

Bilan de cette course : paysages superbes, météo qui a joué le jeu, autres coureurs sympa, parcours presque propre (j’ai quand même ramassé au total une bonne dizaine d’emballages et tubes vides sur le parcours), par contre un parcours que j’ai trouvé très exigeant, très humide, avec une succession de montées/descentes qui poussent sans cesse à la relance et qui finissent par user.
Commentaires
Finalement même si c'est dur, qu'on en bave, on y revient.. c'est ça le trail
A bientôt et bonne récup
Bravo pour ce compte-rendu à ton image...Modeste mais diablement efficace ...
Ce fût un plaisir de te (vous) croiser et de partager quelques bi.. (oups) coca-cola....
Tes photos sont superbes.
Bises à toute la blob family
le kikoureur que tu as croisé au ravitaillement ,c'est moi comment que ta course ce soit bien passée
ton récit et tes photos, que dire :<<SUPER>>
au faite ,je vais suivre ton conseil ,je vais me pendre un tub kikourou ;
sur toi ça va si bien (humour) .
merci encore pour cette description d'un dimanche peut ordinaire
a+
J'ai adoré les photos du repas (et aussi celles de le course)
A+
Philippe
On ne s est finalement pas croisés dans Nasbinals, à une prochaine fois.
Michel
bravo pour la course, merci pour le récit,
ça donne envie,
A bientôt
Fimbur
Mais quelle joie de franchir cette ligne d'arrivée.
A bientôt sur les sentiers.
Et heureux de t'avoir croisé.
Je pense qu'avec Fimbur, ce sera marathon des burons l'année prochaine ;-)
coeurange
tu te souviens celui qui à l'arrivée récupéré pieds nus et allongé devant l'office de tourisme
bonne récup à toi
agnès
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